La Belgique vient de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre la conduite sous l’emprise de drogues en intégrant désormais explicitement la kétamine dans sa législation routière. Jusqu’ici, cette substance échappait en grande partie au cadre légal spécifique et ne pouvait être sanctionnée qu’à travers la notion plus floue d’« ivresse au volant ». Ce vide juridique est désormais comblé grâce à une réforme.
Concrètement, la conduite sous kétamine devient une infraction clairement définie, avec des sanctions renforcées allant du retrait immédiat du permis pendant quinze jours à des amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, ainsi que des peines de prison en cas de récidive. La justice dispose également d’une large marge de manœuvre, notamment en matière de déchéance du droit de conduire.
Cette évolution s’appuie sur des données du NICC, qui montrent une présence non négligeable de kétamine dans certains cas de contrôles positifs à d’autres drogues, laissant penser que le phénomène pourrait être sous-estimé.
Reste cependant une limite importante : si la loi est désormais en place, les outils de contrôle ne sont pas encore pleinement opérationnels. Les tests de dépistage adaptés manquent toujours, ce qui rend l’application concrète de la mesure dépendante des prochaines décisions.



